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Un courtier teste le Chatbot… et nous en parle!

posted on October 29, 2020

Images/Charles-Savoie-600.jpgAfin de bonifier notre agent conversationnel (Chatbot), -outil destiné aux courtiers pour répondre instantanément aux questions liées à la souscription et aux produits d’assurance- quelques cabinets membres du RCCAQ ont été ciblés pour tester la technologie. Charles Savoie Saumure, courtier en assurance de dommages au cabinet Savoie Assurances, figure parmi les premiers courtiers ayant intégré le Chatbot. Dans cette entrevue, Charles nous parle des avantages de cette plateforme d’intelligence artificielle.  

Bonjour Charles! Parle-nous de ton intérêt pour la technologie et les outils numériques!

À titre de personne de la génération Y, j’ai toujours eu de l’intérêt pour la technologie. L’intérêt de notre cabinet pour les outils numériques s’est approfondi depuis quelques années avec l’arrivée de nouvelles technologies, de nouveaux systèmes de BMS, de l’IA et du big data chez les assureurs. Je crois que la majorité des cabinets de courtage du Québec sont de plus en plus intéressés à obtenir des outils technologiques visant à améliorer la qualité de leurs services et la rapidité du traitement des données.

Pourquoi as-tu voulu tester l’agent conversationnel?

On voulait le voir pour le croire! Nous avons voulu tester l’agent conversationnel afin de voir si l’on pouvait obtenir plus rapidement des informations concernant, par exemple, les conditions d’assurance offertes aux clients, les limitations particulières aux contrats et les normes des assureurs pour certains types de risques. Nous sommes heureux de constater que c’est le cas! De plus, nous voulions amener nos commentaires à l’équipe de ProNavigator. Sachant que nos collègues de différents cabinets seraient forcément intéressés par un aussi bon outil, notre souhait était de les soutenir dans l’amélioration de leur plateforme.

Comment l’agent conversationnel présente un avantage pour toi et pour tes courtiers, au niveau des opérations?

En premier lieu, il présente un avantage lors de la recherche et la communication d’information au client. Par exemple, un client qui m’appelle pour savoir quel est le montant limite de ses bijoux en cas de vol peut avoir la réponse en quelques secondes après que j’ai retranscrit la question à l’outil. On réduit donc le nombre d’appels placés au service de la souscription des assureurs et/ou on prend moins de temps de recherche à même le contrat du client pour obtenir l’information.

Il présente aussi un avantage pour bien cibler le produit adéquat pour nos clients avec les normes des assureurs pour certains types de risques. Par exemple, si un assureur X a un montant limite pour un propriétaire occupant dans un secteur non protégé, on peut avoir l’information rapidement au lieu de fouiller sur les portails des assureurs et dans leur manuel de normes.

Comment vois-tu l’importance de l’intégration des nouvelles technologies pour mieux servir les consommateurs?

Nous accordons une grande importance à l’intégration des nouvelles technologies qui nous permettent de mieux servir les consommateurs. Ceci sans qu’elles ne soient au détriment du contact avec nos clients avec qui on adore discuter, échanger, trouver des pistes de solutions. C’est propre à chacun de voir comment adapter le tout dans son organisation et y trouver son équilibre.

En rappel : quelques informations sur l’outil Chatbot

Projet innovant qui découle d’une collaboration exclusive entre le RCCAQ et ProNavigator, son déploiement est organisé en trois phases. La première phase est consacrée à la configuration et au développement, la seconde à la mise en œuvre et à l’intégration et la dernière, au déploiement auprès des membres. Afin de tester et bonifier l’outil, quelques cabinets membres du RCCAQ sont dans la phase d’intégration des guides de souscription. Les courtiers reçoivent également une formation afin de se familiariser avec l'agent conversationnel. L’échéancier du projet vise l’accès à l’outil final à la fin de 2021.

Le RCCAQ rappelle que l’enjeu principal de l’intégration de cet assistant virtuel était qu’il ne s’adressait jusqu’ici qu’au marché anglophone. Ainsi, toute l’intelligence (la reconnaissance de texte), les librairies, interfaces, supports de formation et tableaux de bord requièrent une traduction. À la suite des démarches du RCCAQ, l’Office québécois de la langue française (OQLF) a octroyé une aide financière au Regroupement afin de le soutenir dans la réalisation de ce service qui vise à valoriser l'utilisation de la langue française dans les affaires.

Le RCCAQ est heureux de voir l’OQLF appuyer les courtiers dans la mise en œuvre d'un virage numérique qui, en plus du volet technologique, souligne l'importance de le mener en français.

Vous souhaitez tester cet outil et recevoir une formation pour en comprendre les paramètres?

Contactez Bertrand Rouault, directeur, développement des affaires.