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Kathleen Ann Rake, à la tête du RCCAQ pour l’année 2016-17

affiché le 5 décembre 2016

Kathleen Ann Rake

Depuis le 23 novembre dernier, Kathleen Ann Rake est la nouvelle présidente du RCCAQ. Ann siège au conseil d’administration du Regroupement depuis 2011. Elle est donc bien au fait des dossiers et des enjeux touchant l’industrie du courtage en assurance de dommages. Nul doute que son parcours professionnel et sa passion pour le domaine du courtage lui permettront d’assumer son mandat avec brio.

« C’est avec grand enthousiasme que j’entreprends mon mandat à la présidence du RCCAQ, a déclaré Mme Rake. Beaucoup de travail a été accompli par mes prédécesseurs au cours des dernières années pour positionner notre profession et défendre les intérêts des courtiers. Je poursuivrai avec fierté ce travail et ferai tout en mon pouvoir pour amener le Regroupement encore plus loin » a-t-elle ajouté.

 

Le courtage, de père en fille

Le métier de courtier en assurance de dommages est une affaire de famille chez les Rake. Son père, Allen, a fondé en 1986 le cabinet Rake Assurance Transport. Après avoir complété un diplôme d’études collégiales en administration et un certificat en marketing, elle obtient son permis d’exercice comme courtier et entre au service de l’entreprise familiale. Très sociable de nature, Ann avait toujours été attirée par le métier de son père. « Je suis une personne qui adore les contacts humains. Je voyais dans ce métier une façon de pouvoir mettre à profit cette facilité que j’ai d’entrer en contact avec les gens » a-t-elle indiqué.

Après s’être jointe à l’entreprise familiale en 1990, elle en devient la présidente en 2005. Elle donne une nouvelle impulsion à l’entreprise et celle-ci devient l’un des plus importants et des plus réputés cabinets spécialisés en assurance des transporteurs. Les succès de Rake Assurance attirent l’attention, si bien qu’en 2013, l’entreprise accepte de se joindre à Univesta.

Aujourd’hui vice-présidente responsable du développement des affaires chez Univesta/Rake assurance, Ann doit en plus relever le défi de diriger le RCCAQ et de l’amener encore plus loin.

Mme Rake succède à Patrick Bouchard, dont elle tient à saluer les réalisations. « Si vous avez droit à un RCCAQ plus solidaire, plus efficace et plus déterminé que jamais à défendre vos intérêts, c’est en grande partie grâce au leadership de Patrick. »

Ann Rake est la septième femme à occuper le poste de présidente du conseil du RCCAQ. Avant elle, Catherine Mainguy et Louise Mathieu avaient accédé à cette fonction. C’est d’ailleurs Mme Mathieu qui avait invité Ann à se joindre au conseil en 2011. « Dans ma carrière, Catherine et Louise ont été pour moi une grande source d’inspiration » indique Mme Rake. « Des femmes de cœur et d’esprit qui n’ont jamais eu peur de défoncer le plafond de verre. » Ann dit vouloir que davantage de femmes se joignent au conseil du RCCAQ. Comme elle l’indique « environ la moitié des courtiers en assurance de dommages sont des femmes. Il serait donc essentiel que plus de femmes siègent à notre CA. C’est définitivement un dossier auquel je vais consacrer des énergies. »

 

Faire de notre Regroupement un syndicat professionnel toujours plus fort

Depuis 2011, comme membre très actif du conseil du RCCAQ, Ann a consacré beaucoup d’énergie au développement du courtage. Selon elle, la décision du RCCAQ de se recentrer vers son rôle premier de syndicat professionnel est l’une des décisions les plus importantes et stratégiques des dernières années pour l’avenir de l’organisation. « Nous avons pris un virage plus politique et amené l’organisation vers des actions de lobbying et de représentation » explique Mme Rake. « Notre succès dépendra de notre habileté à protéger et faire croitre les acquis de nos membres. »

Mme Rake souhaite aussi convaincre un nombre toujours plus grand de cabinets de se joindre au RCCAQ, pour ainsi augmenter la force de frappe de l’organisme dans ses stratégies visant à défendre et faire avancer la profession. Connaissant sa détermination, il y a fort à parier que cela ne demeurera pas un simple souhait….

 

Une continuité dans les orientations stratégiques

L’un des premiers dossiers de la nouvelle présidente sera de diriger l’exercice de planification stratégique qui définira les priorités de l’organisme pour 2017-2020. Même si l’exercice n’est pas encore amorcé, il est clair que le suivi de l’implantation de la nouvelle loi 188 sera priorisé. Ceci exigera la vigilance du conseil d’administration afin de s’assurer que les membres soient bien défendus tout en saisissant les opportunités qu’engendrera sûrement la nouvelle loi.

Parmi les autres priorités auxquelles l’organisme devra s’attaquer, on pense notamment, au provincial, à l’harmonisation des taxes et au transfert des entreprises entre membres de la même famille. Au fédéral, les représentations en vue de la révision de la Loi sur les banques, en 2019, devront démarrer rapidement.

Ann Rake a aussi d’autres d’ambitions. L’accroissement de la concurrence dans le domaine du courtage et les attentes toujours plus élevées des consommateurs sont des sujets qui l’interpellent. L’accroissement de la concurrence des assureurs directs dans le domaine des lignes commerciales est une menace croissante pour les courtiers. Il est donc nécessaire de travailler en amont pour que les pertes de parts de marché qui ont touché plus largement les lignes personnelles n’affectent pas à leur tour les lignes commerciales.

« L’expérience client, le thème de notre congrès, est la clé pour assurer le maintien et la croissance des parts de marché du courtage. » explique Mme Rake. « Je crois que le message délivré par les différents intervenants était assez clair. On n’a pas le choix. Il faut faire évoluer nos pratiques en ce sens » ajoute-t-elle avec passion.

 

Une vision rassembleuse

En plus du savoir-faire que Mme Rake a acquis tout au long de son parcours professionnel, le fait d’avoir évolué au sein de deux cabinets ayant des modèles d’affaires différents lui permet de bien comprendre les enjeux des profils variés de cabinets que représente le RCCAQ. Son implication auprès de l’IBAC, où elle a siégé sur le conseil durant 2 ans, lui apporte par ailleurs une vision pancanadienne qui sera fort utile.

Elle amorce donc son mandat avec cette volonté d’avoir une vision rassembleuse et claire de l’avenir, pour l’ensemble des membres.