Formation, gestion et cie > Comment j’ai vendu mon bureau d’assurance

Comment j’ai vendu mon bureau d’assurance

affiché le 24 avril 2017

Chronique commanditée par Banque Nationale

 

BN_Avril_2017_long

 

Depuis quelques années, l’industrie de l’assurance se consolide. Pour tirer leur épingle du jeu, plusieurs courtiers choisissent de croître en achetant leurs concurrents. Le contexte s’y prête; de nombreux courtiers ayant atteint l’âge de la retraite, des cabinets d’assurance à vendre… il y en a!

 

L’heure des choix

Plusieurs avenues s’offrent aux courtiers qui veulent se retirer. On peut vendre son cabinet ou son portefeuille de clients à un autre courtier qui souhaite, par exemple, étendre son territoire. On peut aussi léguer l’entreprise à ses enfants s’ils souhaitent reprendre le flambeau.

 

Ce fut le cas pour Jean-Jacques Després, de Courtiers Multi Plus à Montréal, qui avait une succession en place. Il a donc passé la balle à ses deux garçons plutôt que de chercher à vendre son bureau.

 

Or, ayant lui-même repris les rênes du cabinet de son père, il était important pour lui de transférer l’entreprise sans étouffer (financièrement parlant) la nouvelle génération. Aussi, il a bien planifié la transaction. « J’ai fait un gel successoral de mes actions afin que ce soit mes enfants qui profitent de la croissance, explique-t-il. Aux alentours de 2005, j’ai passé la présidence à Benoit, mon fils. »

 

Bien sûr, la transaction ne lui a pas permis de compter sur son entreprise pour garnir son fonds de retraite, car il n’a pas vendu ses actions. En revanche, même s’il doit continuer à travailler, c’est une situation qui lui convient. « Je ne me vois pas à la maison, dit M. Després. Je veux rester actif et, aujourd’hui, je ne fais que les tâches qui me plaisent! »

 

Vendre quand on a une relève

Pour François Laurence, qui a cédé son bureau d’assurance basé à Saint-Hyacinthe en 2012, c’est la tangente que prenait l’industrie qui l’a convaincu de vendre. « Je n’avais pas envie d’entrer dans le jeu des acquisitions », dit-il.

 

Or, la présence de sa fille dans l’entreprise l’a incité à revoir sa façon de percevoir la transaction. « Lorsque Julie est venue me dire qu’elle souhaitait reprendre le bureau, j’étais très heureux, raconte-t-il. En même temps, cela m’a donné une responsabilité supplémentaire : je voulais partir, mais je devais m’assurer que ça continue pour elle… »

 

Dans son cas comme dans d’autres, trouver un acheteur qui a les moyens de racheter un cabinet n’est pas le premier enjeu. Le financement permettant à un repreneur d’acquérir un bureau à vendre est accessible. « Le domaine de l’assurance est un secteur stable et le marché reconnaît à ce type d’entreprise des valeurs importantes », dit Jean-François Julien, directeur – Services aux entreprises à la Banque Nationale.

 

« Moi, je voulais aussi un acheteur qui accepterait d’ouvrir son capital pour que ma fille ait sa place », précise François Laurence.

 

C’est finalement auprès du président d’un important réseau de cabinets d’assurance qu’il est tombé sur son acquéreur. «J’avais eu l’idée d’impliquer Julie dans ce réseau en la faisant secrétaire de l’association, raconte François Laurence. Comme le président savait déjà qu’il aimait travailler avec elle, il était ouvert à l’idée que Julie soit actionnaire dans son nouveau groupe.»

 

Pensez à la fiscalité!

Pour profiter au maximum de la vente de leur bureau, nos ex-propriétaires s’entendent toutefois pour dire que le principal défi se trouve dans la fiscalité.

 

Peu importe le type de transaction, la planification est reine. Aussi, il ne faut pas hésiter à faire affaire avec des professionnels de confiance. Notaires et fiscalistes vous aideront à trouver les meilleures solutions selon votre situation. « Pour certains courtiers, il pourrait être fiscalement plus intéressant de vendre son bureau, et non seulement son portefeuille de clients », illustre Jean-François Julien.

 

Se départir de son bureau d’assurance sera pour plusieurs courtiers la dernière grande transaction avant une retraite bien méritée. N’hésitez pas à demander l’aide d’un conseiller de la Banque Nationale. Il saura vous accompagner tout au long du processus afin de faire de ce transfert d’entreprise une vraie réussite!

 

Et, pour les courtiers intéressés à racheter un autre courtier ou à procéder à un refinancement pour acquérir un bureau d’assurance de dommages, Jean-François Julien rappelle que la Banque Nationale offre des services complets pour les courtiers en assurance de dommages : « Bien sûr, cela dépend toujours du prix attendu par le vendeur, mais nous aurons toujours de l’appétit pour des transactions profitables à nos clients… »

 

En savoir plus

 

Cet article est offert par la Banque Nationale