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Pénurie de main-d’œuvre : des données éclairantes dans un sondage de la Coalition

affiché le 25 février 2021

Les enjeux de relève sont au cœur des préoccupations des cabinets de courtage et font partie des priorités identifiées par le RCCAQ.

Mais la question de la relève est un sujet partagé par l’ensemble du secteur de l’assurance de dommages et à ce titre, la Coalition pour une relève en assurance de dommages a mandaté la firme SOM pour réaliser un sondage auprès des entreprises du Québec œuvrant dans l’industrie. Le sondage a été mené du 20 juillet au 28 septembre 2020 et ce sont, au final, 167 répondants qui ont répondu présents (incluant principalement les assureurs directs, les assureurs à courtage, les cabinets de courtage, les cabinets d’expertise en règlement de sinistres). L’objectif : connaître les besoins de main-d’œuvre et aligner les actions de la Coalition en conséquence.

Voici un aperçu des faits saillants avec un regard plus spécifique sur la réalité des cabinets de courtage.

 

État de la situation

Selon les données obtenues par la firme SOM, le nombre d’employés estimé en 2020 dans l’industrie de l’assurance de dommages (personnel certifié et non certifié) s’élève à un peu plus de 32 000. Les employés présents dans les cabinets de courtage représentent une part d’environ 31 %.

Des besoins en hausse

Les résultats du sondage confirment une hausse des besoins de main-d’œuvre. Les courtiers en assurance de dommages sont cités parmi les professions certifiées affichant la plus forte hausse de besoins, soit un bond de 15 % entre l’estimation du nombre d’embauches prévues au moment du précédent sondage en 2017, comparativement à l’estimation du nombre d’embauches pour l’année 2020-2021.

Une vaste gamme d’emplois de qualité, pour la plupart à temps plein, ne demandent qu’à être comblés, confirmant un fort potentiel pour quiconque souhaite se requalifier. On prévoit d’ailleurs que 84 % des embauches ayant cours dans les trois prochaines années seront pour du personnel certifié.

 

Plusieurs avantages non négligeables

Avec un taux de roulement fortement inférieur à la moyenne québécoise (8 % contre 24,4 %) et des salaires pour la plupart plus élevés, l’industrie de l’assurance de dommages est un gage de stabilité. Toutes professions confondues, les conditions de travail font aussi partie des nombreux attraits du secteur, les employeurs sondés indiquant offrir des horaires flexibles, des assurances collectives, de la formation ainsi que la possibilité de faire du télétravail (à plus forte raison dans le contexte de la pandémie).

Cependant, à l’instar de la situation dans l’ensemble de l’économie québécoise, l’enjeu de la relève en raison des départs à la retraite est préoccupant. À l’échelle de l’industrie 19 % de la main-d’œuvre est âgée de 55 ans ou plus (comparativement à 21 % au Québec). Un chiffre qui monte à 24 % lorsqu’on regarde plus précisément la situation des cabinets de courtage.

 

Un secteur fort même durant la crise

La force du secteur a d’autant plus été confirmée par la stabilité, voire la hausse de sa main-d’œuvre, et ce, malgré les répercussions qu’entraîne la pandémie sur le marché du travail. Contre vents et marées, 61 % des entreprises de l’industrie prévoit embaucher du nouveau personnel au cours de la prochaine année.

Les courtiers en assurance de dommages se trouvent d’ailleurs en tête de liste des principales professions en demande pour les trois prochaines années (de septembre 2020 à septembre 2023), avec une estimation de 2 600 postes à pourvoir, soit 44 % de l’ensemble des embauches prévues dans l’industrie durant cette période.

Enfin, qu’ils soient en début de carrière ou en réorientation, issus de l’immigration récente ou retraités, l’expérience et la personnalité des candidats (avant même la formation) sont les facteurs favorisés lors du recrutement.

 

Des solutions possibles

Conscient des difficultés que le manque de main-d’œuvre engendre auprès de ses membres, le RCCAQ considère le recrutement comme un enjeu majeur.

Le Regroupement travaille donc sur des initiatives pour faciliter l’embauche de nouvelles ressources, entre autres par le biais de subventions salariales et de programmes de requalification. Pour en savoir plus, nous vous encourageons à contacter votre centre local d’emploi (CLE). Le Regroupement poursuit aussi son effort de sensibilisation auprès du gouvernement en ce qui a trait aux enjeux de main-d’œuvre dans les cabinets de courtage en faisant la promotion de la profession auprès du Ministère et du cabinet du ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale.

À court terme, le RCCAQ continue de participer à des journées carrière organisées par les établissements qui offrent la formation en assurance de dommages. La prochaine date est le 9 mars lors d’un événement virtuel du Collège O’Sullivan de Québec. Si vous cherchez à combler un poste dans cette région, contactez-nous avant le 5 mars pour nous faire parvenir le descriptif de votre offre d’emploi.

Enfin, parmi les solutions pouvant vous aider à afficher vos postes à pourvoir, on retrouve la plateforme proposée sur le site de la Coalition. Cet outil de recrutement facile d’utilisation et accessible offre une meilleure visibilité aux offres d’emploi et donne accès à une banque de candidats intéressés et motivés par le secteur.