RCCAQ en action > Climat et catastrophes : sommes-nous prêts ?
Par Patrick Bouchard, Courtier d’assurance de dommages, PAA et Président du RCCAQ
En analysant la réponse des autorités lorsque l’ouragan Sandy a frappé New York, un spécialiste américain s’inquiète du manque de préparation au Canada en cas de catastrophe climatique.
Dans le livre Storm Surge, le professeur Adam Sobel, de l’Université Columbia à New York, affirme que le passage de l’ouragan Sandy sur la Ville de New York le 29 octobre 2012, aurait pu avoir des conséquences bien pires. Si le nord-est des États-Unis était prêt, comment aurions-nous réagi ?
Le professeur Sobel affirme que le Canada est moins bien préparé que les États-Unis. Interrogé par le Journal de l’Assurance, il déclare «Il est surtout incroyable de voir qu’il n’existe pas ou peu d’assurance inondation au Canada... Aux États-Unis, l’assurance inondation, qui dépend du fédéral, existe depuis longtemps, même si les primes et la tarification sont encore mal calibrées».
Le secret du succès ? Une bonne préparation
Le pire a été évité, car New York s’était préparé pour Sandy, grâce à :
Sandy a tout de même fait bien des victimes aux États-Unis, et entre 50 et 60 milliards de dollars en dégâts, c’est-à-dire en pertes économiques directes et indirectes.
Principale lacune ? La préparation à long terme
Il aurait fallu prévoir plus de moyens extraordinaires et pour une plus longue période afin de permettre à la Métropole des États-Unis de revenir à la normale plus rapidement.
Comme dans bien d’autres domaines, lorsque le risque est bien évalué et bien compris, il est plus facile d’y faire face. Nous aurons à intégrer ces « nouveaux risques » dans nos discussions avec les clients que nous conseillons. Je vous invite à lire les résumés d’initiatives canadiennes qui nous y aideront.
Enfin, je vous rappelle que le RCCAQ est le seul organisme à offrir de la formation sur les tremblements de terre. Cette formation est disponible dès maintenant en cabinet et sera donnée sur le web au printemps.
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