RCCAQ en action > Faire face aux changements : faits saillants du congrès 2017
L’édition 2017 du congrès du RCCAQ a été fort courue avec près de 900 congressistes, membres du RCCAQ et acteurs de l’industrie, qui souhaitaient participer aux échanges touchant les nombreux sujets discutés actuellement dans le domaine de l’assurance de dommages.
Le congrès a été précédé par l’assemblée générale annuelle des membres du RCCAQ, lors de laquelle plusieurs ont exprimé leurs inquiétudes quant aux projets de loi à l’étude actuellement, mais ont aussi apporté des suggestions constructives pour la profession.

Louis Morisset partage sa vision sur les enjeux en cours
Le congrès a débuté avec le dîner-conférence au cours duquel M. Louis Morisset, président-directeur général de l’Autorité des marchés financiers a pris la parole. M. Morisset a notamment mentionné que les pouvoirs que le projet de loi 141 propose de rapatrier de la Chambre de l’assurance de dommages vers l’Autorité constituaient, selon lui, une bonne nouvelle pour la profession et les consommateurs. En plus de simplifier l’encadrement et la communication auprès du public, l’Autorité pourra ainsi renforcer son rôle de régulateur de proximité. À propos de la possibilité que des produits d’assurance de dommages puissent être achetés par internet, il a dit que son organisation souhaitait contribuer à l’essor des technologies sans nuire à la protection des consommateurs. C’est un message important, que le RCCAQ accueille favorablement. M. Morisset a aussi terminé son allocution en indiquant que l’indépendance des cabinets de courtage est très importante pour lui et son organisation.

Tout comme les courtiers en valeurs mobilières, les courtiers en assurance de dommages peuvent s’adapter!
Le thème du panel d’experts était particulièrement pertinent pour notre profession, soit un retour sur ce qu’a vécu l’industrie du courtage en valeurs mobilières, à la fin des années 80, alors que les lois ont été modifiées afin que les banques et les sociétés de fiducie puissent devenir propriétaires de firmes de courtage en valeurs mobilières. Dans la transition qui en a découlé, le modèle très fragmenté des petits courtiers a disparu, changeant entièrement le visage de ce secteur.
Trois experts participaient à ce panel, soit Sylvie Cloutier, conseillère en placement, Denis Gauthier, premier vice-président et directeur national à la Financière Banque Nationale et Jean Morissette, consultant et spécialiste du placement et de la gestion de patrimoine.
D’emblée, ils ont rappelé que peu après ces changements législatifs majeurs, les courtiers en valeurs mobilières ont assisté à l’arrivée d’internet, bouleversant la dynamique qui existait avec leurs clients.
Les courtiers en valeurs mobilières ont également dû faire face à la création de sites de courtage en ligne, grâce auxquels les consommateurs pouvaient effectuer leurs transactions eux-mêmes.
Les changements se multipliant et touchant de nombreux aspects de la profession, il fallait vraiment que le secteur se réinvente!
Les trois panélistes ont tous mentionné que les courtiers qui créent réellement de la valeur pour leurs clients, se sont donc adaptés et ont vu l’opportunité de réduire le temps consacré à des tâches de peu de valeur, pour se concentrer sur leur expertise.
Les panélistes ont laissé les participants avec les conseils suivants:
1. Il est essentiel de déterminer ce qui a de la valeur pour vos clients et de vous concentrer sur cela.
2. Demeurez souples, prêts à vous adapter!
3. Chaque fois qu’il y a un grand changement, il y a énormément d’opportunités pour ceux qui ont la clairvoyance et l’agilité de les saisir!
4. Faites vos devoirs! Comment pouvez-vous monétiser la valeur de votre portefeuille? Gardez-vous du temps pour réfléchir, pour prendre du recul, que ce soit une heure par jour ou par semaine…
Les représentants des assureurs se prononcent
Le très attendu panel des assureurs n’a pas déçu le public. Les représentants des sept assureurs présents se sont prêtés de bonne grâce aux questions de Jean-Luc Mongrain, toujours aussi pertinent et sans détour !
D’entrée de jeu, les assureurs ont indiqué que la proposition d’un minimum de quatre soumissions était un enjeu important pour eux aussi. En effet, cela impliquera, selon eux, un nombre accru de demandes de soumissions à traiter, alors que les volumes réels n’augmenteront pas. Rapidement, la question a dévié vers les choix stratégiques de certains assureurs de diminuer, dans certains cas de façon importante, le nombre de cabinets avec lesquels ils maintiennent des contrats d’agence.

Les approches des différentes compagnies d’assurance ont aussi fait l’objet de plusieurs discussions, notamment en ce qui concerne l’importance réelle que chaque assureur accorde au courtage et à la marque individuelle de chaque cabinet. L’un des représentants a d’ailleurs avoué que les assureurs à courtage « avaient joué le jeu des directs » et ainsi manqué de mettre de l’avant la valeur ajoutée des courtiers. Commentaire éloquent qui illustre bien que l’industrie du courtage doit se ressaisir et travailler en collaboration afin de reprendre la place qui lui revient.

Le ministre des Finances ouvert à la discussion
Le ministre des Finances, Carlos J. Leitão, avait aussi accepté de s’adresser aux participants au congrès dans le cadre du banquet. M. Leitão a bien expliqué quels étaient les fondements derrière les modifications proposées à l’encadrement et au fonctionnement du secteur financier avec les projets de loi 141 et 150. Dans ce contexte, on ne peut que saluer l’ouverture du ministre à la discussion, ouverture qui encourage le RCCAQ à continuer ses représentations visant à défendre les courtiers en assurance de dommages et ultimement les consommateurs.
Des conférenciers nous parlent changement
Le congrès fut bien entendu l’occasion de discuter de changement dans le cadre de formations. Les sujets suivants ont été abordé par des experts reconnus dans l’industrie : catastrophes et cyberrisques, Insurtech, défis dans les lignes commerciales et l’économie collaborative. Des formations fort appréciées des congressistes autant pour leur contenu que pour le dynamisme des conférenciers.

Somme toute, un congrès très chargé, avec des sujets les plus pertinents les uns que les autres et que les participants ont confirmé avoir beaucoup apprécié. Rendez-vous l’an prochain, les 7 et 8 novembre 2018 !
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