RCCAQ en action > Sondage de la ChAD: dans votre intérêt ?
Chers courtiers,
Depuis le 9 janvier 2017, la Chambre de l’assurance de dommages vous propose de participer à un sondage afin de connaître votre perception à l'égard de sa mission, ses diverses fonctions et activités, ainsi que votre opinion quant à l'encadrement du secteur.
Je crois cependant qu’il est essentiel de replacer cette enquête dans un contexte plus large de manière à vous donner les outils pour y répondre (ou non) le plus adéquatement possible. Si vous en faites la même lecture que moi, vous serez rapidement à même de constater que les résultats attendus sont bien plus destinés à défendre les intérêts de la Chambre elle-même, que les nôtres.
Remettons rapidement les choses en perspective.
Dans le cadre de la révision de la LDPSF, le gouvernement a ouvert le débat sur la pertinence du double encadrement des représentants en assurance de dommages (encadrement géré jusqu’à ce jour par l’AMF et la ChAD), remettant ainsi en cause l’existence de l’une ou l’autre des entités.
Le RCCAQ assume d’ailleurs à ce sujet une position claire en faveur du regroupement des rôles d’encadrement en un guichet unique. Cette position s’inscrit dans un souci de simplification, d’efficacité et d’économie, bref dans votre meilleur intérêt.
Que comprendre alors du sondage de la ChAD qui nous demande, notamment, de choisir entre elle et l’AMF comme organisme réglementaire et nous incite à évaluer leurs connaissances quant à notre pratique professionnelle ? Il semble ici que l’on essaie de discréditer un organisme par rapport à un autre, acte qui, paradoxalement, s’il était à l’échelle de deux représentants, irait à l’encontre de notre code de déontologie!
Rappelons que la ChAD a pour mission première « d’assurer la protection du public en maintenant la discipline et en veillant à la formation et à la déontologie de ses membres » (art. 312 - LDPSF). De plus, des pouvoirs d’inspection lui sont délégués par l’AMF. En quoi ces objectifs sont-ils remplis par des questions nous amenant à prendre parti pour l’une ou l’autre des organisations visées par la remise en cause du double encadrement?
À titre de courtière, je me sens piégée. J’ai le sentiment qu’on se sert de moi pour servir des intérêts qui ne sont pas les nôtres.
Si dans l’attente du dépôt de la loi 188, la Chambre se sent menacée, cela ne lui donne pas pour autant le droit d’utiliser notre voix pour servir ses propres intérêts et justifier son existence. La stratégie que la ChAD utilise crée une nouvelle confusion, celle-là même que nous dénonçons avec véhémence depuis près de deux ans maintenant.
Au final, les réponses que vous donnerez ou non à ce sondage vous appartiennent. Cependant, je vous invite vivement à vous poser la question, à votre tour, des intérêts servis par cette enquête et à partager vos impressions et commentaires au communications@rccaq.com.
Kathleen Ann Rake
Présidente du RCCAQ