RCCAQ en action > Vente d’assurance en ligne: toujours au cœur de l’actualité
Chers membres,
L’actualité nous en fait la démonstration, la vente d’assurance par internet est un sujet qui ne laisse pas l’industrie indifférente.
Les chiffres et les sondages se bousculent. D’un côté, selon la CADD, 44 % des consommateurs se disent « à l’aise de conclure l’achat au complet d’une assurance auto par internet, sans l’intervention d’un agent » (Journal de l’assurance, 9 décembre 2016), tandis que de l’autre côté, selon la ChAD, « plus de 50 % des consommateurs ne connaissent pas toutes les exclusions et les inclusions de leur contrat et n’en comprennent pas tous les éléments. » (Journal de l’assurance, 1 décembre 2016)
Plus personne, incluant le RCCAQ, ne remet en cause le fait que le processus d’achat des consommateurs ait changé et que le web doit être intégré à la réflexion. La question est plutôt de savoir quel rôle internet doit jouer dans un nouveau cadre législatif entourant la vente d’assurance en ligne, cadre que déterminera la loi 188.
Notre position ici est claire. Les produits d’assurance ne sont pas des produits comme les autres et l’intervention d’un certifié devrait être obligatoire lors de toute transaction en ligne. Mettre en doute la complexité d’un produit d’assurance revient à reporter la responsabilité de l’achat sur les épaules du consommateur et à nier le travail de conseiller et la valeur ajoutée du courtier.
La pratique existe ailleurs, en France notamment, mais les résultats ne trompent pas. En 2012, seulement 15 % des Français avaient acheté un produit d’assurance en ligne*. Malgré une accessibilité à l’achat d’assurance par internet, le risque pour le consommateur d’acquérir un produit qui ne le protège pas de façon adéquate et les conséquences catastrophiques qui peuvent en découler ont bel et bien été compris.
Que se passera-t-il alors au moment de la réclamation, lorsque le consommateur, qui se disait « à l’aise » de contracter son assurance en ligne et n’anticipait pas la complexité du produit qu’il a acheté, devra finalement se défendre seul auprès de son assureur?
Notre rôle de conseiller devient alors indéniable. Nous le vivons chaque jour auprès de nos clients au moment de souscrire leur assurance ou de les accompagner dans la déclaration et le règlement d’un sinistre. C’est en ce sens que le RCCAQ travaille. Depuis des mois dans le cadre de la révision de la loi 188 et jusqu’à son dépôt à l’Assemblée nationale, nous multiplions les représentations et continuons de maintenir la pression auprès des décideurs pour défendre votre rôle de conseiller, dans votre intérêt et celui du consommateur.
Kathleen Ann Rake
Présidente du RCCAQ
*Chiffre issu de l’étude publiée par Option consommateurs sur la vente d’assurance en ligne, novembre 2016