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Vente par internet: courtiers, tenons-nous prêts

affiché le 19 février 2018

Christopher_web_500.jpgImaginez-vous l’impact que pourrait avoir une loi qui permettrait la vente d’assurance de dommages sur Internet SANS l’intervention d’un certifié dans le processus d’achat? Le patrimoine financier du consommateur serait à risque. En cas de sinistre, l’assuré se retrouverait seul devant l’assureur. Un tel portrait est réaliste; dans le cadre de la révision du projet de loi 141, la porte a été grande ouverte à la vente d’assurance sur l’Internet. C’est pourquoi nous devons agir. Maintenant.

Modernisation et protection doivent cohabiter

Nous ne parlons pas de se battre contre le progrès; Internet est là pour rester. Le cadre législatif du secteur financier doit être modernisé et la vente d’assurance par internet encadrée pour combler le vide juridique actuel. Cependant, on est en droit de demander que les consommateurs bénéficient de garde-fous sur l’autoroute du web.

L’assurance, c’est complexe… Quoi qu’on en dise!

Un sondage Léger a révélé en 2016 que 76 % des Québécois trouvent l’assurance de dommages complexe. Ils ont raison à 100 %! Si c’était si simple, pourquoi notre titre de courtier impliquerait de remplir des conditions strictes établies en regard de la protection du consommateur? Pourquoi nous devrions réussir des examens requis par l’AMF et compléter des heures de formation continue pour toujours offrir les conseils et l’accompagnement les mieux avisés? Conscients des enjeux pour les consommateurs, nous savons que notre profession est encadrée pour garantir leur protection. Comment prendre le pari qu’un consommateur non averti saura correctement se protéger s’il procède seul à l’achat d’un produit d’assurance en ligne?

Quelques clics qui pourraient coûter cher aux consommateurs

Des données nous disent également que plus de la moitié des assurés ne lisent pas leur contrat au complet. Les avenants, les exclusions, les contenus très arides des polices d’assurance; ce sont là des informations essentielles que nous sommes en mesure d’expliquer aux assurés. Notre rôle est de conseiller les consommateurs et d’être présents en cas de réclamation. Notre rôle est surtout de protéger leurs biens qui représentent bien souvent la plus grande part de leur patrimoine financier. Et parce que l’assurance de dommages est obligatoire, bien des gens pourraient céder à la tentation de la rapidité qu’offrirait la vente en ligne sans l’intervention d’un certifié. Oui, mais la descente pourrait être pourrait longue et très coûteuse pour un client qui s’est engagé dans un contrat en quelques minutes et en quelques clics. Au moment d’une réclamation, il se trouverait complètement démuni! C’est pour cela que nous vous demandons de vous tenir prêts.

Êtes-vous prêts?

Les projets de loi suivent leur cours. Une fois adoptés, il sera trop tard. C’est le rôle même du courtier, comme filet de protection pour le consommateur, qui est mis à mal. Comment pouvons-nous alors nous assurer que nos voix soient entendues par le plus d’élus possible? En obtenant votre engagement. Nous vous avons récemment demandé de visiter votre député muni de ce document informatif. D’autres actions simples à faire pour donner du poids à nos actions vous seront communiqués. Tenons-nous prêt à agir. Il en va de la protection du patrimoine financier des consommateurs.