Technosphère > Comité technologie du RCCAQ : maintenir le virage numérique au centre des priorités
Suite à sa nomination à la présidence du comité technologie du RCCAQ, nous avons souhaité mieux faire connaître la vision de Jean Philippe Martineau, président du Groupe Ostiguy & Gendron, sur les prochaines actions à mener pour soutenir les courtiers dans leur transition numérique. Perspectives et orientations en quatre points.
Le comité technologie entame sa deuxième phase. Quelle est votre vision pour les prochains travaux à mener?
Je suis très heureux de faire partie du comité technologie depuis sa mise sur pied. Et maintenant qu’il est devenu permanent, je suis très enthousiaste d’entamer la phase 2 des travaux en tant que président.
Je pourrais citer ici la mission qui a été établie, mais le fondement de ma vision pour le comité est qu’il doit avoir un impact concret et tangible sur l’industrie du courtage d’assurance de dommages. Au sein du secteur financier, l’industrie de l’assurance a mis du temps à prendre le virage numérique. Le comité technologie doit donc agir comme accélérateur d’innovation. Pour ça, nous devons rassembler les acteurs influents de l’industrie autour de projets communs.
Nous communiquerons rapidement les projets porteurs à long terme sur lesquels les membres du comité se seront entendus, mais aussi les priorités concrètes que nous devrons réaliser à très court terme.
Le comité technologie a finalisé une nouvelle collaboration avec la firme Sphère AI pour l’accompagner dans ses travaux. Pouvez-vous nous en dire plus?
Récemment, le comité a donné un mandat à la firme Sphère AI, dont la mission est de guider les entreprises dans leur transformation numérique en considérant l’utilisation de l’intelligence artificielle. C’est exactement dans cet esprit que nous devons travailler; avec des consultants qui pourront nous aider à bien comprendre les possibilités qu’offre l’intelligence artificielle pour les cabinets de courtage. L’IA fait partie du discours depuis plusieurs années. Les possibilités d’innovation sont nombreuses et, pour beaucoup de propriétaires, il est difficile de s’y retrouver.
Les consultants de Sphère AI nous aideront d’une part à élaborer des stratégies simples et concrètes que pourront adopter un grand nombre de cabinets et qui serviront de guide dans leur virage technologique. D’autre part, ces professionnels nous aideront à mettre sur pied des projets technologiques de plus grande envergure qui mettront en lumière la force du nombre que représentent les membres du RCCAQ.
Vous venez d’être nommé président du comité technologie. Quel est votre plus grand atout dans ce rôle?
Ma force ne se situe pas dans une expertise spécifique en technologie, mais plutôt dans le fait que je suis un passionné de la gestion et de l’entrepreneuriat. Pour moi l’efficacité et le développement des cabinets de courtage passent inévitablement par la technologie. L’entrepreneur en moi ne se laisse pas séduire uniquement par les profits à court terme. Je mise sur les investissements qui engendrent la croissance et la rentabilité à long terme. Je suis un adepte du changement, même s’il est difficile de toujours remettre en question ses manières de faire. Pour moi, le plus grand obstacle à l’innovation n’est pas le coût de la technologie, mais l’inertie du confort et l’immobilisme.
Nous sommes tous imputables face à l’avenir de notre industrie. Le réseau de courtage ne peut se permettre d’attendre que les autres nous imposent leurs solutions numériques. Nous ne pouvons rester passifs face aux nouvelles technologies. La communauté des courtiers d’assurance doit se mettre en action pour mettre sur pied ses propres solutions novatrices.
Selon vous, comment la crise actuelle impactera les travaux du comité?
La crise ne devrait pas avoir un impact majeur sur les travaux du comité. Le virage numérique est un enjeu qui existait avant la crise de la Covid et que les discussions, notamment, autour de la vente par Internet ont accentué. Il y a maintenant urgence. Ma préoccupation est donc de maintenir la priorité sur cet enjeu et de continuer à soutenir les cabinets pour que tous soient en mesure de prendre ce virage.
La pandémie aura eu l’effet positif d’accélérer le déploiement de solutions technologiques dans notre industrie, mais il ne faudrait surtout pas croire qu’on doit s’arrêter là. La plupart des technologies adoptées en réaction à la crise visaient à régler des enjeux opérationnels internes. Peu de nouvelles solutions qui visaient l’amélioration de l’expérience client sont apparues durant la crise.
Il ne faut surtout pas oublier que le confinement a provoqué des changements dans les habitudes de consommation des gens. La crise a déconstruit les complexes vis-à-vis les achats en ligne et la prestation de services en ligne. En fait, durant cette période, le consommateur a probablement évolué plus rapidement. Pendant que nous adoptions massivement le télétravail, le consommateur s’est construit une nouvelle identité et sera dorénavant plus exigeant envers nous. Nous voulons être prêts à y répondre.