Consentements, divulgations et procurations affiché le 13 juillet 2022 |
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Les gestionnaires devraient rédiger des directives afin de s’assurer que les courtiers soient sensibilisés aux exigences législatives et règlementaires ainsi qu’aux bonnes pratiques attendues, notamment lors d’un premier contact avec un client, qu’il soit réel ou potentiel. Cette section traite de quelques sujets dont il serait important d’assurer un encadrement. Notons l’importance pour tous les sujets qui suivent, de veiller à ce que les dossiers clients comportent l’évidence que les activités ont été effectuées, par des notes claires, simples et concises. Identification du client Particulièrement lorsqu’on s’adresse à un client pour la première fois, des directives devraient être mises en place afin de s’assurer que les courtiers identifient le client (potentiel ou l’assuré), notamment afin de s’assurer qu’ils s’adressent à la personne que ce dernier affirme être. Les validations suivantes sont suggérées :
Aussi, dans le cas où un mandat serait confié à autrui, ils doivent vérifier que la personne détient une procuration et qu’elle a la capacité de transiger les produits et services d’assurance au nom de l’assuré. Procuration (mandat) La procuration (ou le mandat) est une forme d’entente qui permet de nommer une ou plusieurs personnes pour agir à sa place, notamment de négocier, de gérer et/ou d’administrer les polices d’assurance du mandant. La procuration précise l’étendue du pouvoir qui est donné à cette ou ces personnes. La personne qui donne le mandat est le mandant, ce dernier est l’assuré. Dans le cas d’une entreprise, le mandant est généralement un administrateur ou actionnaire identifié au Registraire des entreprises du Québec (REQ) et est habituellement autorisé à agir au nom de l’entreprise par résolution écrite et signée. La personne qui agit pour le mandant est le mandataire. Il est à noter qu’un assuré ne peut mandater une autre personne pour répondre à des questions de souscription à sa place, notamment des questions que lui-seul pourrait connaitre la réponse et qui pourraient avoir une incidence sur l’analyse de besoins et l’offre de produits d’assurance. Aussi, les différents consentements à obtenir d’un assuré doivent être obtenus par l’assuré et non son mandataire. Une politique devrait être mise en place pour soutenir les courtiers devant une telle situation. Celle-ci devrait notamment comporter des directives sur les circonstances où une procuration est requise et la forme qu’elle devrait prendre, notamment selon les catégories de disciplines. Aussi, un modèle de procuration (ou de mandat) devrait être disponible pour soutenir les courtiers dans leur démarche. Consentements Des obligations législatives, réglementaires et déontologiques encadrent les consentements à obtenir du client. Quelques références d’intérêts sont incluses à la fin de la section ainsi qu’un aide-mémoire pour soutenir la démarche des courtiers. Les consentements servent notamment à informer le client sur certains aspects de la relation d’affaires et obtenir son accord envers ceux-ci. Voici quelques consentements importants à obtenir du client :
Un tableau pourrait être mis en place, lequel devrait contenir de l’information sur les objectifs des différents consentements ainsi que les scriptes proposés afin de soutenir les courtiers dans leur démarche. Fichier central des sinistres automobiles (FCSA) Pour les polices d’assurance automobile, le courtier doit aviser l’assuré, qu’il est possible que tous les titulaires de permis de conduire mentionnés à la police fassent l’objet d’une vérification au FCSA, soit par l’assureur ou par le cabinet, dans le cas d’une délégation de l’assureur. Un scripte devrait être mis à la disposition des courtiers pour les soutenir dans leur démarche et des directives devraient être transmises sur la forme et le contenu que devrait prendre la note qui confirme entre autres l’avis, les vérifications et les résultats, le cas échéant. Il est recommandé de mettre en place une politique qui traiterait de différents aspects du processus de consultation du FCSA afin de sensibiliser les courtiers aux bonnes pratiques attendues sur ce sujet. Divulgations Des exigences législatives et règlementaires prévoient des obligations de divulgation auprès du consommateur (ex. client potentiel ou réel), selon certaines circonstances, sur les liens d’affaires du cabinet, le niveau de concentration du volume en assurance des particuliers ainsi que sur les honoraires et les frais exigés des clients. Il est suggéré de mettre en place une politique pour entre autres présenter les attentes et les différentes formes de divulgations à effectuer. La politique devrait contenir les scriptes proposés selon le type de divulgation afin de soutenir les courtiers dans leur démarche. Les cabinets qui sont tenus à effectuer diverses divulgations pourraient rendre disponible un tableau pour répertorier toutes les divulgations à effectuer, dont les objectifs et les scriptes à utiliser pour chacune. Références d’intérêts Loi sur la protection des renseignements personnels dans le secteur privé, entre autres les articles 4 à 8, 10 à 15 Loi sur la distribution des produits et services financiers (LDPSF), entre autres les articles 26, 27, 38 et 83.1 Règlement sur le courtage en assurance de dommages, article 2 Règlement sur les renseignements à fournir au consommateur, articles 4.1 à 4.4 et 4.8 à 4.13 et annexe 4 Code de déontologie des représentants en assurance de dommages, articles 21 à 25 et 37 (3) et (6) Aide-mémoire sur les consentements à obtenir du client (assuré)
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Nouvelles affaires affiché le 13 juillet 2022 |
Les gestionnaires devraient rédiger des directives et mettre à la disposition des courtiers des outils d’aide à la tâche, des scriptes et/ou des lettres modèles afin de guider et soutenir les courtiers face aux grandes étapes à effectuer à l’égard du traitement général des nouvelles affaires. Notons l’importance pour tous les sujets qui suivent, de veiller à ce que les dossiers clients comportent l’évidence que les activités ont été effectuées, par des notes claires, simples et concises. Analyse des besoins (rôle du courtier) Peu importe le type d’activité professionnelle que le courtier effectue auprès du client, les attentes face au rôle des courtiers demeurent inchangées. Dans un souci de promouvoir les bonnes pratiques et pour soutenir l’intégration et la formation des courtiers, les attentes du cabinet quant au rôle de courtier devraient être documentées. De façon générale, les courtiers sont tenus d’effectuer l’analyse des besoins des clients dans le but de leurs offrir les produits et services en assurance qui conviennent à leurs situations. Pour ce faire, ils doivent s’enquérir de la situation des clients, identifier leurs besoins et les conseiller adéquatement. Il est recommandé d’élaborer une politique qui met de l’avant les différents aspects du rôle et d’offrir du contexte sur ceux-ci pour faciliter la compréhension des attentes. Aussi, la politique pourrait contenir certaines mises en garde, notamment sur la mise en marché qui est réglementée en assurance des particuliers et l’établissement des montants d’assurance, afin de préciser que cet aspect ne relève pas du rôle de courtier. Mise en marché Le courtier en assurance de dommages est la personne physique qui offre directement au public un choix de différents produits d’assurance de dommages de plusieurs assureurs. Ce qui distingue le courtier de l’agent est sa capacité à offrir les produits d’assurance de plus d’un assureur. Comme mentionné précédemment, la mise en marché est réglementée en assurance des particuliers. On ne doit pas conclure qu’aucune mise en marché n’est requise en assurance des entreprises du fait de la règlementation spécifique à l’assurance des particuliers. Autant pour l’assurance des particuliers que l’assurance des entreprises, la procédure de mise en marché devrait être documentée afin de rappeler aux courtiers l’importance de l’effectuer, dans le but d’identifier et d’offrir les conditions d’assurance qui répondent le mieux aux besoins des clients. Des directives devraient être prévues sur la façon de documenter l’activité de mise en marché. En assurance des particuliers, les directives devraient indiquer la forme que devrait prendre la preuve d’avoir eu accès à des soumissions d’au moins trois (3) assureurs qui ne font pas partie du même groupe financier. Grandes étapes d’une nouvelle affaire Les courtiers devraient être au fait des grandes étapes d’une nouvelle affaire. Le cabinet devrait documenter celles-ci et fournir des outils d’aide à la tâche, des scriptes et/ou des modèles de lettres pour soutenir les courtiers dans leurs démarches. Voici quelques grandes étapes qui devraient être documentées, selon les attentes et directives du cabinet:
Pour les cabinets qui l’utilisent, notons que l’étape liée au contrat courtier client devrait être incluse dans le processus, selon les circonstances où le cabinet a choisi d’utiliser ce dernier. Il est important de mettre l’emphase sur le fait que pour chaque nouvelle affaire, les notes au dossier client devraient démontrer de l’évidence indiquant que les grandes étapes mentionnées précédemment ont été accomplies. Soumission non requise Les courtiers devraient être sensibilisés aux bonnes pratiques afin d’éviter tous risques de confusion à l’égard de la fin du mandat que génère habituellement une soumission non requise. Entre autres lorsque le courtier transmet une soumission qui n’a pas été acceptée par le client ou qu’il discute assurance avec ce dernier sans nécessairement lui offrir de soumission, il doit s’assurer que le client n’a pas l’impression que le courtier a accepté d’agir pour lui et qu’il fera émettre une police en sa faveur. Pour ce faire, il doit mettre fin à son mandat, soit de façon verbale ou par écrit. Des directives devraient être diffusées pour guider les courtiers dans leurs démarches. Transfert d’agence Certains assureurs refusent les transferts d’agence, du moins en cours de terme. Aussi, lorsqu’ils acceptent les transferts d’agence, un délai habituellement de 5 à 10 jours est applicable avant la prise d’effet du transfert. Enfin, certains assureurs se réservent le droit de réévaluer le risque, notamment au niveau de la prime ou des protections. Un dossier en transfert d’agence doit être traité comme une nouvelle affaire, entre autres les processus de cueillette de renseignements, d’analyse de besoins, de mise en marché et d’offre de produits doivent être effectués. Ceux-ci doivent être effectués avant la prise en charge du transfert. La soumission la plus appropriée doit être présentée au client, même si cela provoque un changement d’assureur. Des instructions devraient être disponibles pour soutenir les courtiers face à une demande de transfert d’agence, que ce soit en faveur du cabinet ou non. Une lettre modèle pourrait également être disponible. Références d’intérêts Loi sur la protection des renseignements personnels dans le secteur privé, entre autres les articles 4 à 8, 10 à 15 Loi sur la distribution des produits et services financiers (LDPSF), entre autres les articles 6, 27, 28, 31, 38, 39 et 75 Règlement sur l’exercice des activités des représentants, articles 2 et 3 Règlement sur le courtage en assurance de dommages, articles 1 et 2 Règlement sur les renseignements à fournir au consommateur, articles 4.1 à 4.4 et annexe 4 Code de déontologie des représentants en assurance de dommages, entre autres les articles 10, 21, 22 et 37 (6) |
Service, dont la gestion des modifications (avenants) affiché le 23 octobre 2022 |
Les gestionnaires devraient promouvoir les nombreux avantages à offrir un service de qualité pour la clientèle afin de générer de la satisfaction, de la confiance et un sentiment de loyauté, qui habituellement favorise la rétention de la clientèle et la possibilité de bouche à oreille positif (ex. référencement). Ils devraient rendre disponible une procédure sur les grandes étapes à effectuer lors du traitement des demandes de modifications d’une police d’assurance. Le processus, tel le « flux de travail », applicable au système d’exploitation (BMS) devrait également être documenté. Comme pour la gestion des nouvelles affaires, il serait important de rappeler l’importance à ce que les notes aux dossiers clients comportent un résumé clair, simple et concis, des interventions effectuées. Réduction ou annulation de protection Les courtiers devraient être sensibilisés à faire preuve de prudence à l’égard des demandes de modification qui visent la réductions ou l’annulation de protection. Particulièrement dans ces cas, il serait important de rappeler les bonnes pratiques, notamment d’identifier le client d’obtenir une confirmation écrite de la demande, ex. par courriel. Dans le cas d’un mandat confié, les courtiers devraient s’assurer qu’ils s’adressent bien à la personne ayant l’autorité d’effectuer des modifications à la d’assurance, notamment en validant la procuration. Grandes étapes d’une demande modification Les courtiers devraient être au fait des grandes étapes d’une demande de modification. Le cabinet devrait documenter celles-ci et fournir des outils d’aide à la tâche, des scriptes et/ou des modèles de lettres et de mise à jour des dossiers pour soutenir les courtiers dans leurs démarches. Notons qu’une bonne pratique serait de transmettre des directives à l’effet d’effectuer la mise à jour du dossier client, si la dernière mise à jour remonte à plus d’une année. Voici quelques grandes étapes qui devraient être documentées, selon les attentes et directives du cabinet:
Comme mentionné précédemment, il serait important de rappeler aux courtiers l’importance de noter aux dossiers clients toutes les interventions pertinentes à la demande de modification. Références d’intérêts Loi sur la protection des renseignements personnels dans le secteur privé, entre autres les articles 4 à 8, 10 à 15 Loi sur la distribution des produits et services financiers (LDPSF), entre autres les articles 6, 27, 28, 31, 38, 39 et 75 Règlement sur le courtage en assurance de dommages, articles 1 et 2 Règlement sur les renseignements à fournir au consommateur, articles 4.1 à 4.4 et annexe 4 Code de déontologie des représentants en assurance de dommages, entre autres les articles 10, 21, 22 et 37 (6) |
Gestion des renouvellements affiché le 12 octobre 2023 |
Rappelons d’emblée que les courtiers doivent prendre les moyens requis à l’occasion du renouvellement d’une police d’assurance pour que la garantie offerte réponde aux besoins du client. Ils doivent aussi agir en conseillers consciencieux en éclairant le client sur ses droits et ses obligations, et en lui donnant tous les renseignements nécessaires, ou utiles, concernant le renouvellement de sa police. Le cabinet a tout avantage à encadrer la gestion des renouvellements afin notamment d’orienter les courtiers dans leur démarche et par le fait même, de les sensibiliser à certains aspects qui méritent une attention particulière. Il est recommandé de transmettre des directives sous les angles suivants :
Le RCCAQ profite de l’occasion pour rappeler que la ChAD a développé une procédure type ainsi que divers aide-mémoires qui présentent entre autres les obligations à différents égards. Ces outils peuvent être utiles pour la rédaction des directives. Renouvellements en général Une procédure sur la gestion des renouvellements en général devrait être diffusée. Celle-ci devrait traiter des attentes du cabinet à l’égard des diverses étapes liées du traitement d’un renouvellement. La procédure de la ChAD peut définitivement servir d’inspiration. Voici quelques étapes, non exhaustives, qui méritent d’être documentées :
Les particularités entre l’assurance des particuliers et l’assurance des entreprises devraient être abordées. Le sujet des enjeux face à un renouvellement devrait également être adressé. Aussi, il est important de souligner que la pratique d’un assureur d’émettre et de transmettre directement le renouvellement à l’assuré ne relève pas le courtier de son obligation de bien effectuer tous les actes professionnels afin que le renouvellement convienne à son client. Gestion des échéances Une politique qui traite de la gestion des échéances des polices d’assurance devrait être diffusée dans le but de s’assurer que chacune des polices en renouvellement au sein du cabinet soit traitée, dans un délai raisonnable, avant son échéance. À titre de référence, nous suggérons les périodes suivantes comme étant importantes au suivi du traitement des renouvellements :
Pour chacune des périodes, des directives devraient être transmises sur les actions et/ou interventions habituelles qui devraient être effectuées. Mise à jour des dossiers Une politique devrait être en place pour transmettre les attentes du cabinet quant aux mises à jour des dossiers clients devant être effectués afin de s’assurer que tous les assurés du cabinet se voient offrir des conditions d’assurances répondant à leurs besoins et bénéficient de conseils appropriés au fil du temps. Les particularités entre l’assurance des particuliers et l’assurance des entreprises devraient être abordées, par exemple : Assurance des particuliers : une mise à jour des dossiers est requise minimalement tous les 3 ans. Aucune police en assurance des particuliers ne doit passer plus de 5 ans sans qu’une mise à jour ait été effectuée auprès de l’assuré. Assurance des entreprises : une mise à jour annuelle des dossiers devrait être effectuée, à moins que le courtier soit en mesure de confirmer que le dossier bénéficie des meilleures conditions répondant aux besoins des clients au moment du renouvellement. À défaut d’une mise à jour annuelle, aucune police en assurance des entreprises ne doit passer plus de 3 ans sans qu’une mise à jour n’ait été effectuée auprès de l’assuré. Enjeux liés au renouvellement d’une police d’assurance Une politique devrait être rédigée pour transmettre les attentes dans le cas où un ou des enjeux seraient constatés, mettant potentiellement à risque le renouvellement d’une police d’assurance, notamment que le courtier doit rapidement agir envers l’assuré afin de l’informer de l’enjeu et lui recommander les démarches qui lui sont possibles, notamment d’effectuer des démarches auprès d’un autre cabinet ou d’un autre assureur. La politique pourrait contenir quelques exemples de situations nécessitant la transmission d’un avis à l’assuré, dans la mesure du possible, 30 jours avant le renouvellement :
La politique pourrait contenir des directives liées à la gestion du mandat, notamment les avis à effectuer à l’assuré. Elle devrait contenir des références à des modèles de lettres ou scriptes sur la limite ou la fin du mandat. Références d’intérêts Loi sur la distribution des produits et services financiers (LDPSF), entre autres l’article 39 Code de déontologie des représentants en assurance de dommages, entre autres les articles 25, 26 et 37(6) |
Tenue des dossiers clients (incluant les notes) affiché le 13 juillet 2022 |
Le Règlement sur le cabinet, le représentant autonome et la société autonome prévoit à l’article 12 que les cabinets de courtage doivent tenir des dossiers clients pour chacun de leurs clients. Des exigences législatives, réglementaires et déontologiques encadrent notamment la tenue, la conservation et le contenu que ceux-ci doivent prendre. Des directives devraient être transmises aux employés, dont les courtiers, sur les bonnes pratiques à adopter pour la tenue des dossiers clients et la façon de noter ceux-ci. Les gestionnaires devraient aussi prévoir des rappels de bonnes pratiques à fréquence régulière. Le RCCAQ profite de l’occasion pour rappeler que la ChAD a développé un outil qui présente les obligations à différents égards. Cet outil peut être utile pour la rédaction des directives. Tenue des dossiers clients Comme mentionné, un dossier client doit être en place pour chacun des clients du cabinet. Les dossiers clients devraient être tenus de façon uniforme, que le dossier soit tenu en format papier ou par le biais du système d’exploitation (BMS). Pour favoriser l’uniformité, des directives devraient être diffusées sur la façon de tenir les dossiers, soit le processus de mise en place et les exigences pour gérer le dossier au fil des interventions, par exemple l’usage de codes d’activités. Aussi, les attentes sur le contenu d’un dossier devraient être diffusées, notamment sur les types de documents et de courriels à conserver. Des directives sur la façon de nommer les pièces devraient également être diffusées. Rappelons par ailleurs que le cabinet, qui agit dans plusieurs disciplines, doit tenir ses dossiers séparément pour chacune des disciplines, par exemple en assurance de dommages versus l’assurance de personnes, à moins que le client ait signé l’avis de consentement particulier. Dans tel cas, l’avis signé par le client doit être conservé à son dossier. Le mandat courtier client du RCCAQ prévoit différentes annexes pour faciliter la gestion de ce consentement. Notes aux dossiers clients Lors de vérifications, de façon générale des enjeux sont constatés sur la convenance des notes aux dossiers clients, notamment le manque de clarté et l’insuffisance de notes pour permettre la reconstitution des interventions effectuées pour la gestion du dossier. Des directives devraient être transmises notamment sur les différentes formes que peuvent prendre les notes, notamment des résumés de conversations, de rencontres ou d’intervention, des échanges par courriels, des enregistrements de conversations, etc. L’emphase devrait être mise sur le fait de répliquer l’ensemble des notes transmises dans les systèmes des assureurs, dans le dossier tenu par le cabinet. Convenance des dossiers clients Comme mentionné à la section portant sur la conformité des pratiques, les gestionnaires devraient instaurer des activités pour valider la convenance des activités professionnelles des courtiers. La vérification des dossiers clients est un bon moyen pour statuer sur le niveau de conformité et d’uniformité. Pour davantage d’informations à ce sujet, le RCCAQ vous invite à consulter la section dédiée sur la conformité des pratiques. Conservation des dossiers clients Le cabinet doit conserver ses dossiers clients à l’un des établissements qu’il a déclarés au registre de l’Autorité des marchés financiers (AMF). Les documents contenus dans un dossier peuvent être conservés à différents endroits ou sur différents supports, par exemple de façon numérique ou papier, à condition que le dossier puisse être reconstitué et qu’il soit disponible dans un délai raisonnable advenant par exemple une inspection de l’AMF. Peu importe le mode de conservation choisi, celui-ci doit avant tout être sécuritaire. Par exemple, pour la conservation numérique, l’environnement informatique doit permettre de protéger les dossiers contre la perte, la destruction ou la falsification. Pour plus d’informations sur la sécurité informatique, le RCCAQ vous suggère de consulter la section sur la protection des renseignements personnels et gestion de l’environnement informatique. Références d’intérêts Loi sur la distribution des produits et services financiers (LDPSF), entre autres l’article 16 Règlement sur le cabinet, le représentant autonome et la société autonome, entre autres les articles 12 et 21 Code de déontologie des représentants en assurance de dommages, entre autres les articles 9 et 37 (1) |
Fin de mandat affiché le 13 juillet 2022 |
Le mandat octroyé par le client envers le cabinet, en l’occurrence au courtier, est une forme d’entente qui se distingue de la police d’assurance. Des dispositions du Code civil encadrent la notion du mandat ainsi que le code de déontologie des courtiers en assurance de dommages. Des directives devraient être transmises, notamment par une politique, sur les bonnes pratiques à adopter pour la gestion d’une fin de mandat. Les gestionnaires devraient aussi prévoir des rappels de bonnes pratiques à fréquence régulière. Le RCCAQ profite de l’occasion pour rappeler que la ChAD a développé un outil[1] qui présente les bonnes pratiques à adopter à différents égards. Cet outil peut être utile pour la rédaction des directives. La politique contient des extraits de l’outil d’avril 2021 de la ChAD portant sur la fin de mandat ainsi que les 6 lettres modèles qu’elle met à la disposition des représentants en assurance de dommages. Politique La politique devrait inclure de l’information sur la fin de mandat en général, par exemple les définitions sur le mandat, le mandataire et le mandant. Elle devrait inclure des mises en garde afin que les courtiers soient sensibilisés à la portée d’une fin de mandat et la prudence dont ils doivent faire preuve dans sa gestion. Particulièrement dans le cas où le cabinet ou le courtier décide de mettre fin à un mandat, il importe de le faire sans causer de préjudice à son client. Elle devrait aussi comporter des directives à suivre selon différentes situations qui peuvent mener à une fin de mandat, le tout dans le but d’assurer le respect des obligations législatives et déontologiques. Les différentes situations qui génèrent une fin de mandat devraient également être abordées à la politique dont les trois principaux instigateurs d’une fin de mandat, soient :
Lettres modèles Dans le but de favoriser une approche cohérente et uniforme à l’égard de la gestion de la fin de mandat, les gestionnaires devraient rendre disponibles des modèles[2] de lettres, selon différentes situations. Aussi, dans le cas d’une soumission non requise, des directives devraient être transmise à l’effet de prendre les mesures nécessaires pour s’assurer que le client n’a pas l’impression que le courtier a accepté d’agir pour lui et qu’il fera émettre une police d’assurance. Voici quelques sujets qui pourraient faire l’objet de modèle :
Références d’intérêts Code civil du Québec, entre autres les articles 2132, 2175, 2178 et 2182 Code de déontologie des représentants en assurance de dommages, entre autres les articles 26 ET 34 (4)
[1] La politique contient des extraits de l’outil d’avril 2021 de la ChAD portant sur la fin de mandat ainsi que les 6 lettres modèles qu’elle met à la disposition des représentants en assurance de dommages. [2] La ChAD rend disponibles quelques modèles de lettre à même son outil sur la fin de mandat. |
Gestion des réclamations affiché le 13 juillet 2022 |
Le moment où l’assuré entre en contact avec le cabinet ou le courtier pour l’informer d’un sinistre ou s’informer sur les procédures à suivre dans le cas d’une réclamation est l’occasion ultime pour offrir son soutien et l’assister dans sa démarche. On ne devrait jamais sous-estimer le sentiment de vulnérabilité que peut générer une telle situation chez un assuré. C’est l’occasion de faire la différence, d’agir avec bienveillance et de favoriser une bonne expérience client. Des directives devraient être transmises à tous les employés potentiellement impliqués dans la gestion des réclamations, dont les courtiers, sur les bonnes pratiques à adopter pour la gestion des réclamations. Les gestionnaires devraient aussi prévoir des rappels de bonnes pratiques à fréquence régulière. Mise en garde sur le rôle du courtier L’acte d’expertise en règlement des sinistres est strictement réservé aux titulaires d’un certificat d’expert en sinistre délivré par l’Autorité des marchés financiers. Toute personne qui agit comme expert en sinistre ou effectue des actes réservés à ceux-ci, sans être titulaire d’un tel certificat valide dans cette catégorie de discipline, commet une infraction. Le courtier doit donc agir avec prudence à l’égard de l’assuré, par exemple il ne doit en aucun temps et sous aucune considération, se prononcer sur la recevabilité d’une réclamation ou conseiller le courtier sur le traitement du sinistre. L’expert en sinistre est la personne toute désignée pour traiter le sinistre. Le RCCAQ profite de l’occasion pour rappeler que la ChAD a développé une fiche informative sur le rôle de l’expert en sinistre. Cet outil peut être utile pour la rédaction des directives. Directives particulières La politique devrait prévoir des instructions distinctes de traitement selon le type de sinistre ou de réclamation rapportée au courtier, par exemple :
Aussi, il est fortement conseillé d’ouvrir un avis d’incident pour tout sinistre ou réclamation possible rapporté au cabinet (en référence l’article 29 du Code de déontologie). Également, toutes les mises en demeure reçues par un assuré devraient être transmises à l’assureur. Des directives devraient être transmises à ce sens. Ouverture d’une réclamation (avis de sinistre) Bien que l’assuré puisse être transféré directement à la ligne de prise en charge par la compagnie d’assurance, un dossier de réclamation devrait être ouvert auprès du cabinet, entre autres pour s’assurer qu’on demeure au fait au fil du temps sur les incidents ou sinistres qui peuvent exercer une influence sur la souscription du risque. Aussi, les courtiers devraient être sensibilisés sur le fait d’offrir tout le soutien requis à leurs assurés et d’intervenir au besoin pour favoriser le bon déroulement de la gestion des réclamations. Il est recommandé qu’un minimum d’informations soit consigné au dossier de réclamation, notamment :
Gestion des suivis Selon le type de réclamation, une fréquence de suivis devrait être établie, entre autres pour suivre le traitement de la réclamation selon sa nature et s’assurer du déroulement adéquat du processus de traitement, notamment :
Les suivis pourraient être attitrés au personnel de soutien. Des directives devraient alors être prévues pour qu’un courtier soit appelé à intervenir en cas de besoin. Validation de la satisfaction Pour favoriser une relation de confiance avec l’assuré et démontrer une ouverture face à ses besoins, à la fermeture d’un sinistre, il est fortement suggéré d’entrer en contact avec celui-ci afin de sonder son niveau de satisfaction sur le processus général de réclamation. C’est l’occasion d’obtenir de la rétroaction sur la gestion de la réclamation, tant à l’égard du rôle qu’a joué le personnel du cabinet, dont le courtier et celui des représentants de l’assureur. Le contact à l’assuré peut se faire différentes façons, notamment par un court sondage, ex. par 5 questions sur différentes étapes du traitement de la réclamation ou par un simple appel ou courriel de courtoisie invitant l’assuré à transmettre ses commentaires et recommandations sur le processus. Références d’intérêts Code de déontologie des représentants en assurance de dommages, entre autres les articles 8, 29 et 37 (6) |
Clientèles vulnérables affiché le 13 juillet 2022 |
Les gestionnaires devraient sensibiliser tous les employés, dont les courtiers, au traitement particulier qui doit être accordé aux clientèles potentiellement vulnérables, notamment les personnes en situation de difficulté, de précarité, de détresse ou dans le besoin (dont les personnes âgées) ainsi qu’à la clientèle considérée comme étant de type sous-standard. Des directives sur les bonnes pratiques à adopter devraient être transmises à tous les employés potentiellement impliqués envers le service à la clientèle, auprès de ce type de clientèle. Les gestionnaires devraient aussi prévoir des rappels de bonnes pratiques à fréquence régulière. Le RCCAQ profite de l’occasion pour rappeler que l’AMF rend disponibles des outils d’aide à la tâche. Ceux-ci peuvent être utiles pour la rédaction des directives:
Approche générale du cabinet Les gestionnaires devraient favoriser un environnement propice à déceler des situations de vulnérabilité chez sa clientèle. Voici quelques suggestions de bonnes pratiques:
Une politique devrait être rédigée pour transmettre de l’information sur les clientèles vulnérables, notamment sous les angles suivants :
Risques sous-standards Toutes les polices placées par le marché des grossistes doivent faire l’objet d’un suivi approprié afin entre autres de s’assurer du renouvellement des polices à l’échéance (ex. polices non renouvelées automatiquement et termes souvent brisés notamment des polices temporaires de 3 ou 6 mois). Aussi, particulièrement pour les assurés où le recours au marché sous-standard découle du fait de la situation particulière de l’assuré, dont la situation pourrait changer au fil du temps, les courtiers sont tenus, au moment de l’échéance de la police, de valider s’il est possible de remplacer la police de sous-standard par une police du marché régulier, ex. revoir la situation du client pour évaluer le potentiel d’éligibilité à une police à formule étendue offerte par un assureur du marché régulier. La politique devrait adresser notamment ces deux types de circonstances. Clientèles vulnérables Les gestionnaires devraient sensibiliser les employés afin qu'ils demeurent vigilants face aux indices qui pourraient indiquer qu’une situation de maltraitance ou de vulnérabilité se dessine, pouvant laisser présager qu’un client aurait besoin d’une attention ou d’un soutien particulier. À même la politique, des directives devraient être transmises pour favoriser la vigilance par les courtiers sur différentes situations qui pourraient nécessiter une attention particulière, par exemple de faire intervenir un proche pour soutenir la personne en situation de vulnérabilité et/ou obtenir une procuration ou un mandat dans les cas les plus sérieux. Procuration ou mandat La procuration ou le mandat est une entente (contrat) qui permet à une personne (le mandataire) d’agir au nom d’une autre personne (le mandant), par exemple pour l’aider dans la gestion de ses contrats d’assurance ou de ses finances personnelles. Dans ce contexte, toujours par le biais de la politique, des directives devraient être transmises aux courtiers sur l’usage des procurations ou des mandats, tant la forme acceptable qu’elle peut prendre et les circonstances qui font qu’elle est requise. Aussi, un modèle de procuration devrait être disponible pour les clients qui n’ont pas leur propre modèle. Références d’intérêts Liens vers de l’information additionnelle : |
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