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Entrevue avec le chef de l’exploitation de L’Unique

affiché le 10:16 AM, 27 avril 2021
 
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En réponse à certaines questions, notamment en regard des enjeux technologiques et en assurance commerciale, voici une entrevue réalisée auprès du chef de l’exploitation de L’Unique, M. Yves Gagnon.    

 

L’Unique fait partie d’un groupe financier majeur au Québec, Beneva. Cette position peut-elle donner à L’Unique des leviers supplémentaires pour soutenir son réseau de courtiers?

Avec le temps, la diversification des secteurs d’affaires de Beneva continuera de garantir une stabilité financière accrue, ce qui permettra également de faire les investissements massifs requis pour rajeunir nos systèmes de mission (polices, indemnisation, etc.).

À cet effet, nous avons choisi la suite Guidewire afin de rester à l’avant-garde sur le plan technologique. Les synergies générées par le regroupement nous permettront également de réaliser des économies et des gains d’efficience. Comme nous avons maintenant accès à des bases de données plus importantes, nous pourrons raffiner davantage nos modèles de tarification et demeurer concurrentiels et rentables.

 

En assurance des entreprises, vous avez déjà mentionné votre intérêt pour développer des créneaux de moyenne envergure et augmenter vos capacités dans des créneaux pour lesquels vous avez l’expertise. Pouvez-vous donner des précisions?

Il nous est présentement difficile de bien répondre à la très forte demande de nos courtiers en assurance des entreprises. Nous souhaitons coter une plus grande proportion des demandes de soumissions qui nous sont transmises. Notre objectif est donc d’élargir nos appétits en étendant les critères d’acceptation actuels dans les créneaux que nous connaissons déjà.

Ainsi, afin d’être pertinents et d’avoir une offre pérenne pour nos courtiers, nous devrons ouvrir de nouveaux segments prudemment pour éviter d’avoir à faire marche arrière. Nous couvrons déjà un large éventail de risques en assurance des entreprises. Pour les trois dernières années, notre croissance annuelle moyenne approche 30 %. C’est énorme. Cela témoigne bien de l’appréciation de nos courtiers.

 

Dans le contexte des travaux transversaux menés actuellement dans le courtage pour déployer des projets technologiques innovants (ex. : RCCAQ, IBAC, CSIO), quelle est l’implication de L’Unique?

Nous prévoyons d’entamer prochainement des consultations auprès du RCCAQ et de nos courtiers pour bien orienter nos choix. A priori, deux grandes avenues de développement seront possibles dans les prochaines années.

Premièrement, la connectivité. Pour nous, la connectivité vise à rendre les échanges entre les courtiers et L’Unique plus simples, plus efficaces et plus rapides. On peut penser, par exemple, à l’échange de données électroniques en temps réel, à l’échange en temps différé comme l’EDI (incluant les eDocs) ou encore à l’autonomie de souscription des courtiers dans nos systèmes.

Aussi, concernant l’EDI, en assurance des particuliers, nous travaillons continuellement à améliorer la fluidité et à réduire les doubles saisies. Cependant, en assurance des entreprises, l’EDI est peu développé. Il serait donc important pour nos courtiers qu’on s’y attarde plus sérieusement dès cette année.

Pour l’échange de données en temps réel, par exemple, pour permettre au courtier d’interroger directement dans son BMS le dossier de sinistre d’un assuré ou son calendrier de paiements sans avoir à venir dans notre système, tout reste à faire. Nous croyons que c’est devenu prioritaire pour nos courtiers. Aussi, nous suivons de près le projet DXCA piloté par l’IBAC (connexion des BMS aux systèmes des assureurs via des API partagées). Les réalités du courtage au Québec et dans le reste du Canada sont très différentes et il faudra voir si le projet est aussi porteur au Québec qu’en Ontario.

Deuxièmement, tout le volet numérique. La priorité est de permettre aux courtiers d’offrir aux assurés des services numériques selon leurs besoins (soumissions, déclarations de sinistre, consultation de documents, etc.). Les solutions peuvent être très variées. Ainsi, comme le service aux assurés relève du courtier, nous pensons que les services numériques devraient principalement être offerts par les courtiers via leur BMS. En revanche, si l'on pense aux services reliés au règlement de sinistres, il serait moins coûteux de les rendre accessibles aux assurés via les systèmes de L’Unique. Ces questions seront abordées lors de nos consultations et nous serons par la suite en mesure d’élaborer une vision numérique sur 3 à 5 ans pour orienter nos projets.